Que faisons-nous?
La chirurgie esthétique, qui représente seulement une partie du domaine bien plus vaste de la chirurgie plastique, a été prisée par les médias au cours des dernières années. Cependant, avant d’entrer dans cette branche populaire de notre spécialité, nous devons d’abord aborder les principaux domaines de la chirurgie plastique.
La chirurgie plastique est souvent considérée comme une chirurgie récente et luxueuse. En réalité, les opérations reconstructrices s’effectuent depuis des siècles. Dans d’anciens manuscrits indiens datant de 600 av. J-C, on retrouve déjà une technique de reconstruction du nez à partir d’un lambeau de front. Reprise par les colons britanniques au 19e siècle, cette technique du « lambeau indien » reste, de nos jours encore, une méthode de correction souvent appliquée.
L’Organisation mondiale de la Santé ne définit pas seulement la santé comme « ne pas être malade », mais également être heureux psychologiquement et socialement. Nous sommes convaincus que nous, chirurgiens plasticiens, apportons une contribution positive aux deux aspects de cette définition. Malgré la communication souvent unilatérale concernant notre profession, nous restons persuadés de son rôle social. La commercialisation de la chirurgie plastique est une évolution qui ne plaît pas à la majorité de nos collègues.
Un regard dans le passé
Le professeur P. Wylock fait partie des pionniers qui, au début de l’année 1979, dans un hôpital actif depuis seulement 2 années, créèrent une unité de chirurgie plastique.Partant de rien, il était confronté à un défi majeur et se vit attribuer une table et une chaise dans le même bureau que son collègue R. Sacre, responsable de l’unité de chirurgie oncologique au sein du département de chirurgie (dirigé par le professeur R. Kiekens).Le quartier opératoire n’ayant été ouvert qu’en 1980, le docteur Wylock fut contraint d’opérer dans les salles d’accouchement et dut souvent travailler à l’aide d’une baladeuse.Il venait à peine de terminer sa formation au service du célèbre professeur G. Matton à Gand.A cette époque, il était le seul chirurgien plasticien néerlandophone travaillant à Bruxelles.Il ouvrit un cabinet de chirurgie générale. En outre, la chirurgie de la main l’intéressait fortement. En 1982, il reçut le prix du Belgian Hand Group à l’occasion du dixième anniversaire de l’organisation, pour son étude sur la maladie de Dupuytren.Cette étude marqua d’ailleurs le début d’une carrière consacrée à la maladie de Dupuytren. En effet, en décembre 2006, le service soigna son millième patient atteint de la maladie de Dupuytren.Lorsqu’il devint maître de stage en 1986, il commença à former de grands chirurgiens plastique. Au total, il en forma 11, dont 2 médecins étrangers. Tous ouvrirent des cabinets couronnés de succès.En 1990, l’équipe Schisis vit le jour. Elle fut coordonnée par le Dr G. Mullie, en coopération avec le service stomatologie, NGO, génétique médicale, pédiatrie ainsi qu’un infirmier social et un logopède.