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Actualités

  • La spin-off de la VUB et de l’UZ Brussel Presscuff lève 781 478 euros et lance une nouvelle étude clinique
    16/02/2026
    Presscuff, startup médicale flamande et spin-off de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et de l’UZ Brussel, a levé un total de 781 478 euros fin 2025 et début 2026. Ce montant comprend 605 000 euros via une campagne de financement participatif, complétés par une subvention VLAIO de 176 478 euros octroyée par les autorités flamandes. Grâce à ces moyens, Presscuff prépare une étude clinique d’envergure à l’UZ Brussel, dont le lancement est prévu début 2026.
  • Lisa Blas présente « Spaces of Healing » sur le mur d’art de l’UZ Brussel
    13/02/2026
    Jusqu’à la fin avril 2026, le diptyque Spaces of Healing de l’artiste Lisa Blas est exposé sur le mur d’art dans le hall d’entrée de l’UZ Brussel. L’installation se compose d’une œuvre monumentale et d’un tableau de plus petit format, tous deux réalisés en Belgique. À travers cette nouvelle création, Blas explore la manière dont la couleur, la lumière et le temps peuvent, ensemble, façonner un espace de calme au cœur de la dynamique d’un environnement hospitalier.
  • L’Infuuts facilite les déplacements des enfants avec une perfusion à l’UZ Brussel
    23/01/2026
    Dès aujourd’hui, les enfants avec une perfusion peuvent également se déplacer librement à vélo au sein de l’hôpital des enfants de l’UZ Brussel. Grâce à l’arrivée de l’Infuuts, un tricycle spécialement conçu à cet effet, les jeunes patients ne doivent plus traîner leur pied à perfusion derrière eux ni être poussés par leurs proches ou par le personnel soignant. L’Infuuts a été offert par la Jan Vertonghen Foundation et Appie asbl.

Lijn


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“Combien de vies humaines doivent tomber avant que l’opportunisme politique tienne compte de l’importance des soins au patient?”

“Combien de vies humaines doivent tomber avant que l’opportunisme politique tienne compte de l’importance des soins au patient?”

24 juin 2020

Incroyable! Cela fait déjà plus d’un an que j’épinglais très explicitement la répartition des compétences dans les soins comme un obstacle à l’efficience. Avec un clin d’œil, je me demandais si notre pays comptait au total 8 ou 9 ministres compétents pour le bien-être et la santé. A l’époque, j’ai été étonné de voir les réactions assez sérieuses. Personnes ne savait en fait précisément combien il y en avait. Petit à petit, on est arrivé avec toutes sortes de calculs à 9 et petit à petit, encore plus d’acteurs dans les soins ont osé identifier ouvertement la division des soins de santé comme un sérieux obstacle. Au cours des derniers mois de la crise du Covid-19, ce constat est ressorti encore clairement et plus de voix encore ont partagé ma position que les soins et le bien-être devaient surtout être intégrés de sorte qu’il n’y ait qu’une seule politique conséquente. Rapidement, c’est devenu une discussion politico-idéologique et communautaire dont il était bien sûr impossible de sortir. Je me suis demandé comme observateur de toute cette mise en scène politique si finalement la politique tournait encore autour du patient. Mais j’ai pensé, en tant que volontariste que je suis, que la sagesse l’emporterait quand même. En effet, le Coronavirus nous a ouvert les yeux sur un point névralgique essentiel. Et qu’est-il arrivé ?

“Je suis tombé de ma chaise de bureau… ou presque.”

J’ai reçu sur mon bureau à l’hôpital deux questionnaires en deux jours de temps. Le premier venait du fédéral. Les directeurs, les médecins-chef, les directeurs infirmiers et les coordinateurs du Plan d’Urgence Hospitalier (PUH) des hôpitaux académiques et généraux, des hôpitaux psychiatriques et des hôpitaux de revalidation sont invités dans un premier questionnaire à formuler une réponse à cinq questions en maximum 2000 signes, de façon succincte donc. On peut y répondre par voie électronique et il faut le faire avant le 13 juillet. Le but : « une première évaluation de la forme, de la constitution et du fonctionnement du PUH » et une « amorce dans une évaluation plus large du cycle de risques”.

Le lendemain, je recevais de la coupole des hôpitaux flamands la demande à la direction générale, le médecin-chef, le directeur infirmier, le coordinateur qualité, le responsable de communication, le conseiller prévention et l’hygiéniste hospitalier, de repérer avant le 15 août des enseignements tirés de la crise. Je vous épargnerai les détails techniques, car c’est pour en avoir mal à la tête, mais on nous demande de remplir un formulaire Excel en quatre colonnes et 17 chapitres composés de 75 points au total. J’estime que cela demande plus d’une longue journée de travail d’étude de l’ensemble de mon comité directeur et des autres responsables concernés.  

Je suis tombé de ma chaise de bureau, ou presque. Bien sûr, je ne suis pas contre une évaluation pour tirer les enseignements de la crise, au contraire, c’est nécessaire ! Et mieux vaut la commencer rapidement. Mais nous venons à peine de revivre une fois de plus combien la répartition des compétences dans le secteur des soins est néfaste, et voilà que nous recevons de deux niveaux de politique différents deux questionnaires totalement divergents. Est-ce vraiment impossible de coordonner même ce genre d’enquêtes si bien que nous ne devions pas raconter la même chose à différents niveaux de façons différentes ? A un tel moment, je me demande vraiment, si la crise du Covid-19 n’a pas suffi à une prise de conscience en la matière, quelle catastrophe il faudra et combien de vies humaines devront tomber avant que l’opportunisme politique ne tienne compte de l’importance des soins au patient ?

Je ne pourrais pas le dire plus clairement !

Pr Marc Noppen Pr Marc Noppen
Pr Marc Noppen
CEO UZ Brussel

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